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Valérie Verdier : “Nous devons encore renforcer la parole et l’influence des femmes”

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Valérie Verdier, chercheuse spécialiste en santé du végétal, est nommée Présidente-Directrice Générale de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) le 12 février 2020.

Particulièrement sensible à l’égalité entre les femmes et les hommes, elle témoigne : “Le rôle des femmes est essentiel dans la recherche et l’innovation, bien au-delà de la parité professionnelle dans nos métiers, qui est un principe directeur à l’IRD. Nous devons encore renforcer la parole et l’influence des femmes, particulièrement dans les pays du Sud afin qu’elles soient plus souvent sollicitées et entendues pour développer ensemble une science des solutions! Les crises sanitaires et environnementales nous le rappellent : le rôle des femmes dans les actions de solidarité est majeur ainsi que leur exemplarité dans la gestion de ces bouleversements globaux ! Ecoutons-les, je m’y engage”.

Valérie Verdier obtient son doctorat en phytopathologie en 1988 à l’Université Paris-Sud avant de commencer sa carrière à l’IRD en tant que directrice de recherche et de devenir membre associée du CIAT (International Center for Tropical Agriculture, Cali, Colombie) entre 1995 et 2001.

Afin de coordonner les chercheurs du monde entier, elle a cofondé le réseau FNX (French Xanthomonas Network) reconnu internationalement et ses recherches ont fait l’objet de plus d’une centaine de publications scientifiques et de collaborations à des ouvrages collectifs.

En 2010, la bourse Marie Curie de la Commission européenne permet à Valérie Verdier de développer un nouvel axe de recherche en lien avec ses collègues de Colorado State University (dont Jan Leach qui vient d’être nommée à la US National Academy of Science). Elle devient professeure associée de cette même université en 2015 et le restera jusqu’à sa prise de fonction en tant que PDG de l’IRD.

En 2014, l’American Phytopathology Society (APS) a récompensé ses travaux de recherche en lui décernant le prix « international » en phytopathologie et l’a nommée membre (fellow) en 2020, reconnaissant ainsi sa « contribution exceptionnelle aux avancées de la recherche dans le domaine de la santé des plantes ».

Valérie Verdier a également été élevée au rang de Chevalier de la Légion d’Honneur en 2016.

 

7ème séminaire de l’AFDESRI : les femmes de l’ESRI et l’Europe – 21 janvier 2022

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À vos agendas ! Le traditionnel séminaire annuel de l’AFDESRI aura lieu le 21 janvier 2022 sur le thème les femmes de l’ESRI et l’Europe. Ce sujet fait écho à l’actualité de la présidence française de l’UE.
 
Nous aurons le plaisir de pouvoir à nouveau vous accueillir en présentiel à Paris et vous proposerons une captation en direct sur la plateforme zoom afin de permettre un participation à distance
 
Nous vous transmettrons très vite plus d’informations sur le programme de l’événement et les modalités d’inscription. 
Au plaisir de vous y retrouver, 
Très cordialement, 
 
La présidente et les membres du CA

Maria Leptin : Présidente du Conseil européen de la recherche

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Maria Leptin, biologiste et immunologue allemande, prendra ses fonctions de Présidente du Conseil européen de la recherche (European Research Council – ERC) en novembre 2021, pour un mandat de quatre ans renouvelable une fois. Elle succèdera au mathématicien français Jean-Pierre Bourguignon. Elle aura à gérer un budget de 16 milliards d’euros, en augmentation de 22% par rapport au précédent.

Maria Leptin est directrice de l’organisation européenne de biologie moléculiare (EMBO)  dont elle est membre depuis 1996 et directrice à l’institut de génétique de l’université de Cologne. Elle étudie avec son groupe la mécanique de la morphogénèse au cours du développement embryonnaire.

Après avoir soutenu en 1983 sa thèse en immunologie sur les lymphocytes B, sous la direction de Fritz Melchers à l’Institut d’immunologie de Bâle, Marie Leptin poursuit ses recherches postdoctorales au Laboratoire de biologie moléculaire (LMB) a Cambridge où elle travaille sur les intégrines impliquées dans le développement embryonnaire des drosophiles. En 1988, elle y est nommée scientifique à temps complet et s’intéresse à la morphogénèse puis rejoint en tant que chercheuse invitée l’Université de Californie à San Francisco, où elle commence ses travaux sur la gastrulation auprès de Patrick O’Farrell.

À son retour en Allemagne en 1989 et pendant cinq ans, elle dirige une équipe de recherche à l’Institut Max-Planck de biologie du développement à Tübingen. Elle entre ensuite en 1994 à l’institut de génétique de l’Université de Cologne, puis devient professeure associée à l’École normale supérieure à Paris (2001) et chercheuse invitée au Wellcome Trust Sanger Institute au Royaume Uni (2004-2005). Membre de l’EMBO (European Molecular Biology Organization) depuis 1996, elle en est nommée directrice en 2010 et est la première femme à occuper ce poste.

Elle est membre de l’académie des sciences et des arts de Rhénanie-du-Nord-Westphalie depuis 2010 et de l’académie allemande des sciences Leopoldina depuis 2016.

Françoise Combes : Médaille d’or du CNRS 2020

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Françoise Combes est médaillée d’or du CNRS le 10 septembre 2020 pour ses travaux sur l’évolution des galaxies et des grandes structures de l’Univers. Cette distinction, l’une des plus prestigieuses en France, lui a été remise le 7 septembre 2021, en raison de la crise sanitaire.

Grande exploratrice du cosmos et spécialiste des galaxies et de la matière noire, Françoise Combes est astrophysicienne au Laboratoire d’études du rayonnement et de la matière en astrophysique et atmosphères (Lerma, Observatoire de Paris – PSL/ENS/Sorbonne Université/Université de Cergy-Pontoise/ CNRS) et professeure au Collège de France où elle est titulaire depuis 2014 de la chaire Galaxies et cosmologie.

La carrière scientifique de Françoise Combes commence en 1975 alors qu’elle est assistante puis maîtresse de conférences à l’ENS (Ecole normale supérieure), dont elle avait été auparavant élève. Dix ans plus tard, elle devient sous-directrice du laboratoire de physique de l’institution. Entre 1989 et 2014, elle est ensuite astronome à l’Observatoire de Paris, pouvant ainsi se consacrer entièrement à ses travaux et est amenée à conduire ses recherches dans divers observatoires à travers le monde (Chili, Espagne, etc.). Elle découvre de nombreuses molécules interstellaires et travaille sur le gaz moléculaire qui donne naissance aux étoiles. Entre 2001 et 2008, elle dirige le programme national Galaxies du CNRS. Avec son équipe, elle construit une énorme base de données de galaxies permettant de simuler leurs interactions et leurs fusions. Elle devient également une experte internationalement reconnue de la matière noire et de ses modèles, ainsi que des autres hypothèses pouvant expliquer la stabilité des galaxies.

En parallèle de ses recherches, elle est membre de plusieurs conseils d’institutions et de programmes scientifiques dont le Conseil national des astronomes et physiciens (CNAP), le Conseil scientifique en astronomie (CSA) et, plus récemment, le Comité français des unions scientifiques internationales (Cofusi). Depuis 2003, elle est également éditrice de la revue scientifique européenne Astronomy and Astrophysics. Elle a reçu de nombreux prix scientifiques internationaux. Elle est la première femme astronome à être élue à l’Académie des sciences en 2004 et est membre de l’Academia Europea depuis 2009. Depuis 2019 elle est vice-présidente de l’assemblée des professeurs du Collège de France.

Le 11 février 2021, Françoise Combes reçoit le Prix L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science.

L’AFDESRI et 2GAP échangent avec la ministre Amélie de Montchalin

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Aux côtés des associations du réseau 2GAP, l’Afdesri a participé à une table ronde avec la ministre de la Transformation et de la Fonction Publique, Amélie de Montchalin. La rencontre s’est tenue le 20 juillet 2021.

Très ouverte et soucieuse d’accompagner et de soutenir au mieux les femmes de la fonction publique, la ministre a été attentive aux propositions de chaque association liée à différents ministères.

Hommage à Claudine Hermann, première professeure nommée à polytechnique

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Claudine Hermann, physicienne et première professeure nommée à l’École polytechnique en 1992, est décédée le 17 juillet 2021.

Cette physicienne renommée a marqué les esprits et les cœurs par son engagement pour les droits des femmes et la promotion de leur place dans le monde scientifique. En 2005, elle fonde l’European Platform of Women Scientists (EPWS) pour porter au niveau européen « la voix des femmes scientifiques ». Elle est également co-fondatrice en 2000 de l’association Femmes et Sciences dont elle a encouragé les relations avec l’AFDESRI.

“Il faut montrer que des femmes font ces métiers et ont du plaisir à le faire”

Claudine Hermann

Dès 1997, Claudine Hermann s’engage dans la lutte pour l’égalité femmes-hommes dans les sciences et les techniques. Au sein du groupe Demain la parité, elle participe ainsi aux études pionnières sur la place des filles dans les classes préparatoires et les grandes écoles scientifiques. Elle est coauteure du rapport du groupe de travail « Femmes et sciences » du réseau ETAN, Intégrer la dimension du genre, un facteur d’excellence en 2000, qui présente un état des lieux détaillé et des recommandations concrètes à l’intention de l’Union Européenne et des États membres. Claudine Hermann a également suivi les développements de cette question en France par la direction de l’Enseignement supérieur du ministère de l’Éducation Nationale ainsi que par le Centre national de la recherche scientifique. Elle était également adhérente de longue date de l’Association Femmes et Mathématiques.

Spécialiste de physique des solides, ses travaux scientifiques ont porté sur le pompage optique dans les semi-conducteurs, la photo-émission d’électrons polarisés et l’optique en champ proche. Elle est agrégée-préparatrice à l’École normale supérieure de jeunes Filles (ENSJF), dont elle avait été élève (1965 S), avant d’être recrutée comme maîtresse de conférences à l’École polytechnique (1980), où elle est nommée professeure en 1992, vingt ans après l’ouverture du concours du Cycle ingénieur aux femmes et 198 ans après la création de l’Ecole. De 1980 à 2005, elle est directrice-adjointe du Laboratoire de physique de la matière condensée (PMC). Elle devient professeure honoraire en 2005.

Nous nous souviendrons de Claudine Hermann comme d’une femme battante et d’une belle intelligence, qui restera un symbole et un exemple pour toutes et tous dans la lutte pour l’égalité des femmes et des hommes dans les formations et les métiers scientifiques à tous les niveaux.

Crédit photos : Collection École Polytechnique 

Formation “briser le plafond de verre” – juin 2021

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Après le succès de l’édition 2019, la formation « briser le plafond de verre » devait être reconduite en 2020. Avec la crise sanitaire, le séjour à plusieurs fois dû être reporté. Nos organisatrices et organisateurs ont de la ressource et ont fait preuve de résilience pour concocter un programme passionnant pour cette deuxième édition de la formation qui s’est finalement déroulée les 21 et 22 juin 2021.

La formation a rassemblé une vingtaine de participantes avec pour objectif l’évolution professionnelle. C’est une belle énergie collective qui a encouragé une vingtaine de participantes à repousser leurs limites pour répondre aux exercices proposés par les coachs Annie Cattan et Didier Bras.

 

Objectifs de la formation :

  • Identifier des clés pour réussir professionnellement sans s’épuiser
  • Partager des informations, des outils, des bonnes pratiques
  • Développer son réseau et le réseau AFDESRI

 

 

Petit retour en image…

C’est dans un esprit jovial et bienveillant que s’est finalement déroulée cette deuxième édition de la formation « briser le plafond de verre ». Les participantes garderont sans aucun doute des souvenirs inoubliables de ce séjour intense et riche d’apprentissages.

 

À l’année prochaine !

Session conclusive du cycle de formation AFDESRI – CPU

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Perturbé par la crise sanitaire, le cycle de formation pour les femmes dirigeantes de l’ESRI a tenu bon et n’a pas manqué de convivialité malgré le format distanciel.

La session conclusive du cycle 2020 – 2021 organisé par l’AFDESRI, la CPU et l’UPE s’est tenue les 3 et 4 juin dernier. Ces deux journées ont été l’occasion pour les participantes de revenir sur leurs expériences tout au long d’un cycle dont elles soulignent “la richesse”. Il est effectivement une ouverture sur de nombreux sujets liés à l’ESRI. Ces apprentissages sont d’autant plus appréciés dans un climat jovial et de confiance.

“Ouverture vers des carrières et des réseaux au delà de l’ESRI” était le thème de cette session de clôture. Déroulé :

  • Une carrière allant de la recherche à la diplomatie scientifique
    • Intervention de Minh-Hà Pham, conseillère scientifique à l’ambassade de France à Londres, suivie d’un débat

  • Égalité femmes-hommes dans les entreprises et accès des femmes à des postes de dirigeantes
    • Intervention de Marie-Christine Oghly, présidente des Femmes Cheffes d’Entreprises Mondiales et Présidente de la Commission Education, Formation, Compétences du MEDEF, suivie d’un débat

  • Les réseaux féminins du public et du privé et leur action vers les entreprises et vers les politiques
    • Intervention de Françoise Derolez, Directrice Associée chez Grant Alexander, Co-Présidente de PWN Paris (Professional Women’s Network) et Vice-Présidente de 2GAP (Gender and Governance Action Platform), suivie d’un débat

Les trois intervenantes ont également partagé leur expérience en dressant leur autoportrait.

Pour la dernière journée de formation, les participantes ont restitué leurs travaux de groupe sur les thèmes :

  • La qualité de vie au travail
  • L’ESR en Europe et dans le monde
  • Rayonnement, attractivité, lien entre université et territoire
  • Enjeu climat – énergie
  • Différentiation des établissements

 

Un grand merci aux organisatrices Anne Boutin, Claire Dupas-Haeberlin, Anne Kupiec, Armande Le Pellec Muller et Hélène Louis. Rendez-vous bientôt pour un prochain cycle !

Les métiers de la coopération, de la culture et de la recherche dans le réseau diplomatique – compte rendu du webinaire du jeudi 15 avril 2021

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L’association Femmes&Diplomatie à organisé un séminaire en ligne pour évoquer les opportunités de carrière dans le réseau de coopération, de la culture et de la recherche. Le 15 avril dernier, l’événement à réuni Marie Buscail, COCAC au Liban, Cécile Frobert, COCAC en Tanzanie, Minh-Ha Pham, Conseillère pour la science et la technologie à Londres, et Jean-François Pactet, directeur adjoint de DCERR. Hélène Roos, vice-présidente de F&D, et elle-même COCAC en Roumanie, en a modéré les débats.

Engagée pour accompagner les femmes du MESRI dans l’accession de postes à responsabilité, l’AFDESRI a eu le plaisir d’être invitée à participer au débat et y a été représentée par Minh-Hà Pham, membre du conseil d’administration. Voici les éléments clés à retenir des interventions et des échanges du webinaire :

4500 agents dont une majorité d’ADL et 1700 expatriés évoluent dans le réseau culturel. Ce réseau offre 113 postes universitaires et scientifiques, occupés à 36% des femmes.

25
Sur les 124 COCAC, 25% sont des femmes, un taux de féminisation plus faible que celui des ambassadeurs.

Les candidates doivent prendre en compte trois enjeux pour entrer dans ce réseau :

  1. la dimension technique sur un champ large (culture, éducation, coopération, recherche) requiert un investissement initial significatif.
  2. l’encadrement, la gestion d’équipe et plus généralement les relations humaines occupent une part conséquente de l’activité. Un intérêt prononcé pour ces fonctions est donc nécessaire.
  3. Un poste dans le réseau doit s’inscrire dans un parcours de carrière pour développer sur le long terme les expertises et compétences qu’on y acquiert pour construire un parcours dédié à l’influence. Un poste dans le réseau se conçoit autant en début qu’en milieu de carrière.

Pour Marie Buscail qui a été VIA au SCAC au Yémen, dans la filière politique et actuellement COCAC au Liban, la gestion d’un des plus importants réseaux nationaux d’Institut français s’apparente à la gestion d’une PME. Le métier combine donc cette dimension entrepreneuriale avec une forte dimension de stratégie, les IF étant des établissements autonomes financièrement mobilisant 70% de ressources propres, et le conseil politique de l’ambassadeur sur les questions culturelles et de coopération. Viennent s’y ajouter également les relations publiques, particulièrement importantes dans un pays comme le Liban

Cécile Frobert fait face aux mêmes enjeux en Tanzanie, gérant un important  réseau d’alliances françaises (de droit local). Son poste se partage entre contacts politiques de haut niveau (présidence, ministères) et gestion d’une équipe aux profils, parcours et statuts divers. Au niveau politique, elle définit la stratégie de coopération de l’ambassade et gère les interactions avec les autres bailleurs et au niveau interne. Au sein du réseau, la gestion des établissements scolaires l’amènent à aborder tant des questions immobilières que bancaires. Evoluer dans des postes en Afrique requiert d’avoir une appétence confirmée pour les relations humaines.

Minh-Hà Pham qui a occupé plusieurs postes de direction au CNRS ainsi que les postes d’attaché scientifique à Washington et actuellement à Londres, souligne que les représentantes du MESRI en entrant dans le réseau doivent accepter d’élargir leur expertise technique et se familiariser avec la culture diplomatique comme accepter de nouvelles règles hiérarchiques. Une certaine pédagogie pour accompagner les mobilités est donc nécessaire pour que les partantes puissent se préparer et se familiariser à leur nouvel environnement professionnel.

La conciliation entre vie familiale et vie professionnelle s’organise dans le contexte de la répartition des tâches entre l’ensemble des agents du SCAC, les postes sont donc accessibles à celles qui souhaitent préserver leur vie de famille.

Les questions de gestion administrative et financière ne nécessitent pas une spécialisation spécifique au préalable, les COCAC pouvant s’appuyer sur des secrétaires généraux et des agents comptables de qualité. Par ailleurs, la sous-direction du réseau a pour mission d’appuyer les SCAC/IF dans la mise en œuvre de leurs missions.  En revanche, se familiariser au langage des opérateurs comme à celui des universitaires et scientifiques peut faciliter la prise de poste. Il est par ailleurs de la responsabilité des COCAC de faire œuvre de pédagogie pour expliquer aux personnels extérieurs au ministère au sein de leurs équipes le fonctionnement et la culture de ce dernier. Enfin, les réunions régionales du réseau, les journées des opérateurs (IF et Campus France) et du réseau facilitent les partages d’expérience et de bonnes pratiques.

Envisager tôt un passage par le réseau culturel ne constitue pas un risque d’enfermement dans une filière, les carrières au ministère nécessitant d’évoluer d’un domaine d’expertise à un autre. En revanche, l’expérience de la filière politique est un avantage dans les grands SCAC/IF.

Nous espérons que ces témoignages enthousiastes et les échanges riches qu’ils ont suscités auront suscité des vocations dans la filière culturelle.

Dominique Costagliola : récompensée par le Grand prix de l’Inserm pour son investissement dans la lutte contre la COVID-19

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Dominique Costagliola est directrice de recherche à l’Inserm et directrice adjointe de l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique.

Elle obtient sa maîtrise de physique à l’Université Pierre-et-Marie-Curie (1975) avant d’être admise à Télécom Paris et de se spécialiser en génie biologique et médical. En 1981, elle soutient se thèse de doctorat de troisième cycle en biomathématique à l’université Paris VII.

Spécialiste du VIH et des maladies infectieuses, elle est récompensée en 2013 par le prix Inserm de la recherche pour ses travaux sur le sujet. L’année suivante, l’épidémiologiste est nommée officier de la Légion d’honneur et, en 2017, est élue membre de l’Académie des sciences.

Dès janvier 2020, elle s’investie dans la lutte contre la COVID-19 en répondant à l’appel du consortium Reacting de l’Inserm qui coordonne la recherche sur les épidémies de maladies émergentes. Cet investissement est récompensé par une des plus hautes distinctions scientifiques française, le Grand prix de l’Inserm.

Dominique Costagliola a su faire entendre ses analyses pertinentes et critiques tout au long de la crise sanitaire. Elle est ainsi intervenue à la table ronde « dirigeantes en temps de crise » à l’occasion du 6ème séminaire de l’AFDESRI. Son parcours et la visibilité qu’elle a acquis dans les médias sont inspirants pour toutes les femmes.